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Calculatrices formelles

  • Philippe Fortin
    AG de l’UPS, juin 2008


    (Le défilement de cette présentation est automatique
    il est également possible d’appuyer sur la barre d’espace pour passer à la suite)
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Que dit le programme ?
  • 1 - Intégration de l’outil informatique
    • a) la démarche algorithmique
      […]
    • b) Le calcul symbolique et formel. Emploi des calculatrices.
      Les étudiants doivent être entraînés à l’utilisation en mathématiques d’un logiciel de calcul symbolique et formel pour la résolution de problèmes, la formulation de conjectures, ou la représentation graphique de résultats. L’utilisation de ce logiciel évite des calculs fastidieux, et permet l’étude de situations complexes hors de portée des techniques traditionnelles.


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Que dit le programme ?
  • (suite…)
    • Ils doivent pareillement savoir utiliser une calculatrice possédant des fonctionnalités de calcul formel.

      Ils doivent également savoir utiliser une calculatrice programmable, dans les situations liées au programme de mathématiques.
      Cette utilisation permet notamment la mise en œuvre d’une partie des algorithmes du programme, à l’occasion des travaux pratiques de mathématiques.

      Ils doivent savoir programmer une instruction séquentielle, une instruction conditionnelle et une instruction itérative comportant éventuellement un test d’arrêt.



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Que dit le programme ?
  • 2 – Propositions d’activités algorithmiques
    • […]
  • 3 – Propositions d’utilisation du logiciel de calcul formel
    • En plus des points énumérés aux a) et b) ci-dessus, le logiciel de calcul formel pourra être utilisé en analyse, en particulier dans les domaines suivants :
      Représentation des surfaces (lignes de niveau)
      Etude d’équations différentielles (courbes intégrales)
      Approximation des fonctions (séries de Fourier)



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Un apprentissage indispensable
  • En l’absence d’une pratique suffisante, on peut très vite se retrouver dans des situations difficiles.
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Un apprentissage indispensable
  • Seule une pratique assez régulière permet d’arriver à un niveau d’autonomie suffisant.
  • Les rares séances informatiques prévues dans le programme de seconde année ne permettent pas d’atteindre véritablement cet objectif (environ 4-5 séances pour les mathématiques en PSI).
  • Une absence d’évaluation de ces compétences à l’écrit du concours peut conduire à des situations qui ne sont pas satisfaisantes…
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Une pratique plus optimale ?
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Un portable pour chaque élève ?
  • L’utilisation d’un portable par chaque élève pourrait être une manière de résoudre ce problème, mais elle se heurte à plusieurs difficultés
    • Avec la technologie actuelle, l’autonomie moyenne d’un portable ne permet pas d’en envisager l’utilisation pour une journée de cours complète (dans des salles non spécifiquement équipées).
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Un portable pour chaque élève ?
    • La gestion d’un parc de portables soulève de nombreux problèmes : installation initiale des logiciels, maintenance logicielle ultérieure (antivirus, mises à jour, sauvegarde…). Aujourd’hui un lycée ne dispose généralement pas du personnel nécessaire pour l’assurer dans de bonnes conditions.
    • La gestion d’une classe équipée de portables n’est pas non plus totalement simple si on ne dispose pas des outils adéquats.
    • Ces outils sont très polyvalents, peuvent communiquer entre eux, accéder à Internet…
      Il reste encore assez difficile d’en envisager l’utilisation lors d’un examen.
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Une solution pragmatique ?
  • Une nouvelle génération d’outils
    de calcul formel
    • Depuis quelques années, il est possible d’utiliser des calculatrices formelles déjà assez évoluées
      (La première a été la TI-92 et ses évolutions ultérieures Voyage 200 et TI-89. Casio propose également la Classpad 300, et HP a fait une tentative, très limitée, de retour dans ce domaine)
    • Une nouvelle génération est maintenant disponible, avec des capacités de calculs considérablement améliorées.
      Cela concerne pour l’instant Texas Instruments avec
      TI-Nspire CAS, mais on peut penser que cela deviendra également rapidement vrai pour d’autres constructeurs.
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Spé PSI, Lycée Barthou
  • L’expérience d’une classe pilote
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L’outil utilisé
  • Un « vrai » logiciel fonctionnant sur un ordinateur
  • Une calculatrice totalement compatible.
  • L’an prochain, cet
    outil offrira aussi la possibilité d’une interaction directe entre les machines
    des élèves et l’ordinateur de
    l’enseignant
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Un accès immédiat
  • Contrairement aux ordinateurs situés dans une salle informatique peu utilisable, les calculatrices des élèves étaient en permanence accessibles.
  • Aucune maintenance. Pas de temps perdu.
    Il suffit d’appuyer sur la touche ON quand on a besoin de faire un calcul, et de changer les piles quelques fois dans l’année…
  • Il devient ainsi possible d’utiliser l’outil chaque fois qu’il est opportun de le faire, même si c’est pour une activité de durée très limitée (parfois moins de 5 minutes dans une séance de deux heures…).
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L’utilisation du logiciel en classe
  • Notre classe étant équipée d’un vidéo-projecteur, il était également possible d’utiliser la version logicielle – totalement compatible - sur un ordinateur couplé à un vidéo-projecteur.
     
    Il ne s’agit pas d’un simple émulateur, mais d’un véritable logiciel, utilisant les possibilités supplémentaires offertes par un ordinateur.
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L’échange de documents
  • Il est possible de distribuer rapidement les documents créés ou utilisés sur cet ordinateur aux élèves.
    Ceux-ci pourront être exploités sur directement sur les calculatrices, ou sur un ordinateur personnel.
  • Il est bien sûr également possible d’échanger ces documents entre collègues comme nous le faisons aujourd’hui avec les documents Maple ou Mathematica…
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Les possibilités…
  • Les calculatrices utilisées comportaient également d’autres fonctionnalités intéressantes pour l’étude d’un problème mathématique, ou l’introduction d’une notion nouvelle…
    • Tableur numérique ou formel
    • Outils de représentation graphique et de manipulation d’objets géométriques
    • Programmation évoluée…
      Il est possible de traiter toutes les questions généralement abordées avec Maple (*) dans le cadre du programme de ma classe.

      (*) à l’exception de la possibilité de définir des fonctions agissant sur une autre fonction. Les arguments d’une fonction doivent être des expressions, des listes ou encore des matrices.
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Quelle utilisation ?
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La prise en charge de certains calculs
  • Dans certaines situations le travail mathématique intéressant réside dans la modélisation d’une situation, une mise en équation, la compréhension des résultats à obtenir…
  • Imaginons un problème nécessitant une décomposition en éléments simples… Confier cette décomposition à une calculatrice n’enlève pas de valeur à la qualité du travail mathématiques fourni lors de l’étude de cette activité.
    Cela permettra au contraire de libérer du temps pour l’étude d’autres aspects…


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La prise en charge de certains calculs
  • Voici d'autres exemples du même type :
    • Dans un exercice sur la convergence des séries, recherche rapide d’un équivalent du terme général d'une série positive...
    • Dans un exercice sur l'étude d'une suite de fonctions, visualisation d’un phénomène de « bosse glissante »...
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La prise en charge de certains calculs

    • Lors de la résolution d'un système linéaire d'équations différentielles, recherche des valeurs propres et résolution du système 3x3 permettant de rechercher les constantes définies par les conditions initiales...
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Illustration d’un cours…
  • Ces outils ne sont pas seulement des outils de résolutions d’exercice, ils facilitent également la compréhension du cours
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Illustration d’un cours… (suite)
    • Un cours sur les coniques pourra facilement être introduit à l’aide de l’application de géométrie
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Illustration d’un cours… (suite)
    • De même, dans un cours sur les séries de Fourier, on pourra étudier la convergence sur différents exemples.
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Illustration d’un cours… (suite)
    • De même, dans un cours sur les séries de Fourier, on pourra étudier la convergence sur différents exemples.
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Mise en œuvre d’algorithmes…
    • Après un cours sur la dualité, programmation du calcul des polynômes de Lagrange et construction des polynômes interpolant une famille de points, ou une fonction.
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Les T.D.
  • De nombreux élèves ont pris l’habitude de s’auto-contrôler, a posteriori, à l’aide de leur calculatrice.
    Ceci peut augment leur efficacité lors de la préparation des T.D.
  • Ils l’utilisent aussi pour rapidement obtenir/tester une hypothèse, ou pour évaluer la possibilité de donner suite à un choix possible lors de la résolution d’un exercice

    Par exemple, quelle « bonne » majoration utiliser pour |sin(t)| dans  fn(t)=|sin(t)|exp(-nxt) si l’on souhaite prouver la convergence de la série des intégrales de fn sur R+* afin de pouvoir utiliser un théorème de convergence dominée?
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Les T.D. (suite)
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Les concours…
  • De nombreux élèves (dont certains d’un niveau assez faible) m’ont également dit spontanément avoir utilisé leur calculatrice pour vérifier les étapes d’un calcul aux concours.
    Ils ont ainsi pu se « rassurer » dans certaines questions des épreuves du concours CCP (PSI) cette année…

    (par exemple, séries de Fourier dans l’épreuve de math 1, calculs matriciels dans l’épreuve de math 2…)
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Une réelle appropriation…
  • Il s’agit bien sûr simplement de quelques exemples, et non d’un compte rendu détaillé d’expérimentation…

    La réaction des élèves a été très positive, avec une réelle appropriation.
    Certains ont par exemple développé une bibliothèque de programmes pour la géométrie, en s’appuyant sur le cours.

    (outils pour l’étude des matrices d’isométries, développés par certains étudiants, puis transférés sur l’ensemble des machines de la classe).
  • Le fait de pouvoir également travailler sur ces documents sur un ordinateur a ici joué un rôle important, mais la motivation a été d’autant plus grande qu’il y avait la possibilité d’utiliser ensuite ces documents sur une calculatrice…
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Conclusion…
  • Les possibilités offertes par l’outil utilisé ont constitué une aide très efficace dans la présentation de certaines notions.
  • L’illustration de nombreux exemples du cours, faite sur ordinateur, mais en utilisant le même logiciel que celui disponible sur les calculatrices, a également eu un effet très positif.
  • Grâce à la disponibilité permanente de cet outil, les opportunités d’utilisation d’un logiciel de calcul formel ont été particulièrement nombreuses cette année.

    On obtient ainsi un impact immédiat bien plus positif que celui des rares créneaux dédiés à l’utilisation d’un logiciel de calcul formel en salle informatique.

    Il est de plus certain que l’expérience acquise cette année sur cette plateforme facilitera l’apprentissage de tout autre outil de calcul formel par la suite.